Tendances relatives au vol de marchandises au Canada : partie 2 de 2

Dans notre précédent billet, nous avons parlé de quelques-unes des grandes tendances relatives au vol de marchandises et de leur incidence sur l’économie. Étant donné l’absence de système centralisé de déclaration des vols de marchandises, nous disposons de peu de données probantes au Canada. Néanmoins, nous sommes tout de même en mesure de dire que le nombre de vols de marchandises est en hausse. Tandis que le nombre de demandes de règlement pour vol de marchandises a augmenté dans le secteur, à Northbridge Assurance, on constate plutôt la tendance inverse depuis le sommet atteint en 2008.  Voici nos observations sur le sujet :

Hausse du montant des règlements pour vol de marchandises

Même si l’on constate une baisse générale du nombre de demandes de règlement pour vol de marchandises, le montant moyen des règlements, lui, a fluctué au cours des cinq dernières années. « La hausse du montant moyen des règlements peut être attribuable à une hausse de la valeur des marchandises transportées et au fait que les criminels astucieux ciblent plus précisément certains types de marchandises. Il n’est pas rare qu’un camion de transport contienne de 200 000 $ à 250 000 $ de marchandises. Cependant, les critères de règlement, les accords de transport et les franchises élevées se traduisent par des montants de règlement moins élevés. Cette situation peut être désavantageuse pour les transporteurs et les expéditeurs qui, au bout du compte, auront à débourser de plus fortes sommes en cas de sinistres », explique Evan Di Bella, directeur national, Soutien opérationnel, Sinistres.

Notre équipe du Service de prévention a travaillé en étroite collaboration avec nos clients en camionnage pour réduire les risques de vol de marchandises et pour s’assurer qu’ils adoptaient les mesures adéquates afin de les prévenir. En cernant les zones dangereuses, les routes à éviter et d’autres facteurs, nous avons aidé nos clients à prendre des mesures pour renforcer la sécurité de leurs marchandises.

Endroits et moments critiques

Certains endroits et certains moments présentent plus de risques que d’autres. Par exemple, l’Ontario et le Québec sont reconnus comme étant les provinces les plus à risques, surtout dans les grands centres urbains comme Montréal et la région du Grand Toronto. La plupart des vols de marchandises surviennent entre le vendredi et le lundi. Selon les données des dix dernières années, le lundi est la journée présentant le plus de risques. En effet, on enregistre près de 40 % plus de vols ce jour-là. Les fins de semaine de fêtes sont également des périodes où l’on constate une importante hausse des déclarations de vol de marchandises.

Le risque varie également en fonction du type de marchandises transportées et de la région, comme en témoignent les données du FreightWatch International Supply Chain Intelligence Center. Par exemple, dans la région du Grand Toronto, on enregistre davantage de vols de véhicules et de pièces automobiles. À l’échelle du Canada, les aliments et les boissons représentent plus du tiers des vols, car il est facile de les revendre à des marchands sans que ces derniers ne sachent qu’il s’agit de marchandises volées.

L’importance des directives de souscription et de la sensibilisation au vol de marchandises

Evan Di Bella dit : « Depuis les trois dernières années, Northbridge Assurance constate une baisse du nombre de vols de marchandises, principalement grâce à une démarche à volets multiples qui semble efficace. Essentiellement, des directives de souscription plus claires, des formations auprès des groupes de l’industrie, une sensibilisation accrue et de meilleurs recouvrements fondés sur une plus grande participation de la police et des pratiques améliorées de traitement des sinistres nous aident définitivement à réduire les conséquences négatives pour nos clients et nous-mêmes. Malheureusement, il semble que ce soit la tendance inverse qui s’observe globalement dans l’industrie. »

Il est important que les compagnies d’assurance se fondent sur les données historiques des sinistres et les tendances dans le secteur afin d’élaborer leurs directives de souscription. Comprendre les grandes variables, poser les bonnes questions sur les types de marchandises, les routes, les pratiques de gestion des risques, et dégager les tendances leur permettra également de voir à ce que les souscripteurs travaillent concrètement à réduire les pertes pour les clients.

Selon Todd MacGillivray, directeur principal, Transport et logistique, « notre plus grande force est notre vaste expérience dans l’assurance des clients en camionnage. Nous définissons nos directives de souscription après avoir étudié de grands ensembles exhaustifs de données qui nous permettent d’élaborer une démarche stratégique. D’abord, nous revenons à la base et posons à nos clients des questions simples sur la destination et la nature des marchandises ainsi que sur l’importance qu’ils accordent à la sécurité et à la gestion des risques. Ensuite, nous travaillons étroitement avec nos courtiers partenaires pour établir une approche collaborative dans l’éventualité où des problèmes difficiles survenaient. Ce sont nos directives de souscriptions claires, nos relations avec les courtiers et nos spécialistes expérimentés dans les sinistres en camionnage, combinés à nos services de prévention inégalés, qui nous permettront de concrétiser notre approche de premier plan dans le secteur. »

Suivez notre blogue tout au long de 2016 pour connaître les tendances qui concernent nos clients et la façon dont nous mettons en œuvre nos pratiques exemplaires en gestion des risques.

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